Antinomies sémantiques

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Résumé

Antinomies sémantiques

Antinomies apparaissant dans les énoncés qui ont pour objet les expres­sions d'une certaine langue. L'un des principaux types d'antinomies sémantiques peut être illustré par celle du « menteur », qui remonte à Eubulide de Milet (IVe siècle avant notre ère) et que l'on peut ainsi for­muler: [la proposition entre crochets est fausse]. Si cette proposition est vraie, il découle de son contenu qu'el­le est fausse. Si elle est fausse, il dé­coule de son contenu qu'elle est vraie. De la sorte, au mépris de la loi logi­que de la contradiction,, cette proposi­tion est dans tous les cas fausse et vraie à la fois. Les antinomies de ce genre surgissent lorsque le langage qui les formule comporte des dénominations pour ses propres expressions, ainsi que les prédicats, «vrai », « faux » , etc. Il existe diverses façons d'exclure les antinomies sémantiques, l'une d'elles étant de définir rigoureusement les prédicats correspondants dans le métalangage (La Vérité dans les langages formalisés).

Bibliographie

Frolov, I., Dictionnaire philosophique, Éditions du Progrès, Moscou, 1985, pp. 24-25