Behaviorisme

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Résumé

Behaviorisme

(De l'anglais behaviour -- comportement), un des cou­rants les plus répandus de la psycholo­gie bourgeoise. Du point de vue phi­losophique, le behaviorisme repose sur le pragmatisme et le positivisme. Fondé en 1913 par Watson (1878-1958) (Uni­versité de Chicago). Celui-ci a utilisé comme base expérimentale de sa théo­rie l'étude des comportements des animaux effectuées par E. Thorndike (1874-1949). Les idées de Watson étaient partagées par K. Leshley (1890-1958). A. Weiss (1879-1931) et d'autres. Le behaviorisme se situe dans le pro­longement du courant mécaniste de la psychologie, réduisant tout le psy­chisme aux réactions de l'organisme, assimilant la conscience au comportement qui repose sur la corrélation du stimulant et de la réaction. Le behaviorisme ra­mène l'acte de connaissance à la for­mation de réflexes conditionnés chez les organismes (organisme humain y compris). Dans les années 30, la théo­rie de Watson a cédé la place à une série de théories néo-behavioristes dont les principaux représentants sont Hull (1884-1952), Talman (1886-1959), Guthrie (1886-1959) et Skinner (né en 1904). A l'exception de Talman, les néo-behavioristes ont emprunté à la théorie de Pavlov la terminologie et la classification des comportements en substituant l' opérationnalisme et le positivisme logique aux fondements matérialistes de sa doctrine. En appli­quant la méthode des réflexes conditionnés ils passent délibérément outre au rôle du cerveau dans le comporte­ment. Le behaviorisme moderne a modifié la formule « stimulant — réaction » en intercalant entre ces deux termes les « variables intermédiaires » (habitude, potentiel d'excitation et d'inhibition, besoin, etc.). Mais cela ne change rien à la nature mécaniste et idéaliste du behaviorisme. Le behaviorisme a été critiqué par Pavlov dans « Réponse d'un physiologiste aux psychologues » (1932). En étendant les postulats du néo-behaviorisme à la pédagogie, Skinner a créé la théorie de l'enseignement programmé linéaire. Il a été critiqué par les psychologues soviétiques (A. Léontiev, P. Galpérine et d'autres).

Bibliographie

Frolov, I., Dictionnaire philosophique, Éditions du Progrès, Moscou, 1985, p. 47