Platon

De CocoWikipedia
Aller à : navigation, rechercher

Résumé

Platon (428/427-348/347 avant notre ère)

Philosophe idéaliste grec, disciple de Socrate, fondateur de l'idéalisme objec­tif, auteur de plus de 30 dialogues philosophiques (« Le Sophiste », « Le Parménide », « Le Théétète », « La République », etc.). Partisan d'une conception idéaliste du monde, Platon luttait activement contre les doctrine matérialistes de l'époque. Il utilisa amplement les doctrines de Socrate, des pythagoriciens, de Parménide et d' Héraclite. Afin d'expliquer l'ê­tre, Platon a développé la théorie de l'existence de formes incorporelles des objets qu'il appelait « essences » ou « idées » et qu'il identifiait à l'être. Aux « idées » Platon opposait le non-être identifié à la matière et à l'espa­ce. D'après Platon, le monde sensible, produit par les « idées » et la « ma­tière », occupe une position médiane. Les « idées » sont éternelles, non engendrées, impérissables, absolues, indépendantes de l'espace et du temps. Les choses sensibles sont passagères, relatives, dépendent de l'espace et du temps. Les doctrines de l'âme prisonnière de notre corps et de la métempsycose constituent le noyau de la psychologie platonicienne. Platon distinguait diverses espèces de con­naissance en fonction des différences entre des choses à connaître. La source de cette connaissance est le souvenir que l'âme immortelle de l'homme garde du monde des idées qu'elle a contemplé avant de descendre dans un corps mortel. Il ne peut pas y avoir de connaissance sûre des choses et des phénomènes du monde sensible, mais seulement des opinions proba­bles. Entre les « idées » et les choses sensibles Platon place des objets mathé­matiques accessibles à la connais­sance discursive. La méthode de con­naissance est la « dialectique », par laquelle Platon entendait deux démarches: l'ascension, par généralisations suc­cessives des concepts, jusqu'aux caté­gories suprêmes et le mouvement inverse à partir des concepts les plus généraux jusqu'aux concepts de moins en moins généraux. Ce mouve­ment descendant ne concerne d'ail­leurs que les « essences » (« idées ») et non pas les choses singulières sen­sibles. Par ses vues politiques, Platon était un représentant de l'aristocratie d'Athènes. Dans sa doctrine de la société il a imaginé un Etat aristocra­tique idéal fondé sur le travail des esclaves (« Les Lois ») : l'Etat, défen­du par les « guerriers », est gouverné par les « philosophes » ; les « artisans » sont placés au-dessous de ces deux catégories de citoyens libres. La doctrine de Platon a joué un rôle impor­tant dans l'évolution de la philoso­phie idéaliste et même de nos jours les adversaires de la conception maté­rialiste du monde y recourent souvent.

Notes et références


Bibliographie

I. Frolov, Dictionnaire philosophique, Éditions du Progrès, Moscou, 1985, pp. 400-401