Rosa Luxemburg

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Modèle:Infobox Personnalité

Rosa Luxemburg est une militante communiste et révolutionnaire allemande, née en Pologne le 5 mars 1870 et morte le 15 janvier 1919 lors de la révolution spartakiste en Allemagne.

Biographie

Rosa Luxemburg (ou Róża Luksemburg) est née le 5 mars 1870 dans la ville polonaise de Zamość, non loin de Lublin. Elle est issue d'une famille de commerçants juifs et fait des études brillantes au lycée de Varsovie.

Elle milite au sein d'un parti socialiste révolutionnaire polonais : « Prolétariat ». Son activité politique la contraint à fuir en Suisse. Elle n'a pas 18 ans.

A Zurich, elle reprend ses études qu'elle conclut par une thèse d'économie politique sur l'industrialisation de la Pologne. En 1893, elle lance le premier numéro du journal "La cause ouvrière" qui paraît à Paris, puis en 1894 elle cofonde avec Leo Jogiches le SDKP, Parti social-démocrate du Royaume de Pologne (gauche polonaise). Le SDKP est fondé quelques mois après le congrès de Zurich de la Deuxième Internationale au cours duquel la délégation du journal La cause ouvrière s'est opposée au Parti Socialiste Polonais et à ses soutiens. Il deviendra le SDKPiL en 1900 quand il s'alliera avec les lithuaniens.

Elle acquiert la nationalité allemande et s'installe, en 1898, dans ce pays où elle milite au sein du Parti Social Démocrate (SPD) et de la Deuxième Internationale. Elle y anime l'aile gauche se faisant héritière des théories de Karl Marx. Elle affirme ses qualités de théoricienne du socialisme par la cohérence et la rigueur de ses analyses, en polémiquant contre les réformistes menés par Eduard Bernstein en Allemagne ou Alexandre Millerand en France.

Elle travaille comme journaliste pour la presse socialiste, comme traductrice (elle parle yiddish, polonais, russe, allemand, français), et comme enseignante à l’école du SPD. Elle y donne des cours d’économie, d’histoire de l’économie, d’histoire du socialisme.

A la suite de la tuerie du dimanche rouge le 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg, la Révolution éclate en Russie. Rosa Luxemburg regagne Varsovie en décembre et participe au mouvement insurrectionnel qui suit en Pologne. Arrêtée, elle est démasquée et frôle l'exécution. Quelque temps plus tard elle est libérée et assignée à résidence en Finlande.

Elle rentre en Allemagne en 1906. Dans les années qui suivent elle se retrouve marginalisée et censurée au sein de son parti qui opte de plus en plus pour l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste. Évolution qui aboutit au vote des crédits de guerre en 1914.

Rosa Luxemburg, aux côtés de Karl Liebknecht, s'oppose à cette dérive guerrière. Elle est arrêtée pour cela en février 1915. Libérée en février 1916, elle est de nouveau arrêtée en juillet et reste en prison jusqu'au 8 novembre 1918, date à laquelle elle est libérée par la révolution allemande.

Pendant cette période, elle est exclue du SPD et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire spartakiste (Ligue Spartakus), ancêtre du Parti Communiste d’Allemagne (KPD). Elle rédige le programme et précise la tactique de ce Parti, fondé en décembre 1918. Rosa Luxemburg dirige le journal de sa formation politique : « Die Rote Fahne » (Le Drapeau Rouge). Elle écrit des textes où elle critique l’évolution de la Révolution russe.

L'insurrection dite spartakiste se déclenche le 5 janvier 1919, mais le mouvement échoue et la répression est sanglante. Elle est arrêtée avec Karl Liebknecht et assassinée le 15 janvier 1919 par une unité de Corps Francs, sur ordre de Gustav Noske « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de la répression de l'insurrection.

Apports

Modèle:Marxisme Rosa Luxemburg est une exégète du marxisme. Elle maîtrise parfaitement les concepts développés par Karl Marx ; elle se sert de cette démarche pour fonder sa propre analyse. Elle étudie les aspects nouveaux du capitalisme de l'époque : colonialisme, accumulation des capitaux... Elle réfléchit aux moyens de créer une alternative à ce mode de développement économique et politique, et théorise notamment l'internationalisme. Dans ce cadre, elle développe une critique du nationalisme et des luttes de « libération nationale », qui sera reprise par la suite par les communistes de conseils :

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En pratique, elle s'oppose avec le SDKPiL à l'indépendance de la Pologne et à la lutte nationale en général.

Elle considère que la révolution sera l'œuvre des masses et non le produit d'une "avant garde éclairée" qui ne peut que se transformer en une dictature "celle d'une poignée de politiciens, non celle du prolétariat".

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Elle reste une référence du socialisme révolutionnaire et du communisme démocratique. Le luxembourgisme s'inspire de sa pratique et de sa théorie.

Adaptations de sa vie

Pierre Bourgeade a consacré, en 1977, une pièce à Rosa Luxemburg : Étoiles rouges. En jumelant son destin tragique à celui de Marilyn Monroe, qui s'est suicidée, le dramaturge trouve des convergences entre deux itinéraires de vie à priori désaccordés.

Un film sorti en 1985 (simplement intitulé Rosa Luxemburg) et réalisé par Margarethe von Trotta évoque la vie de Rosa Luxemburg. Le rôle joué par Barbara Sukowa lui a valu le prix d'interprétation féminine à Cannes en 1986. Otto Sander jouait le rôle de Karl Liebknecht.

En 2006, Anouk Grinberg lit des lettres de Rosa Luxemburg écrites à ses amies (Luise Kautsky, Sonia Liebknecht...) pendant ses détentions, sous le titre de "Rosa, la vie" au théâtre de l'Atelier.

Bibliographie partielle

Bibliographies en ligne

Citations

Modèle:Wikiquote

  • « Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie devra souhaiter également le renforcement et non pas l’affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même. » (Réforme sociale ou révolution ?, 1899)
  • « Quiconque se prononce en faveur de la voie des réformes légales, au lieu et à l’encontre de la conquête du pouvoir politique et de la révolution sociale, ne choisit pas en réalité une voie plus tranquille, plus sûre et plus lente, conduisant au même but, mais un but différent, à savoir, au lieu de l’instauration d’une société nouvelle, des modifications purement superficielles de l’ancienne société […] non pas la suppression du salariat, mais le dosage en plus ou en moins de l’exploitation » (Réforme sociale ou révolution ?, 1899)
  • « La suppression du capitalisme et de la propriété privée ne pourra pas s’effectuer dans un seul pays. […] Le régime socialiste mettra fin à l’inégalité entre les hommes, à l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’oppression d’un peuple par un autre ; il libèrera la femme de l’assujettissement à l’homme ; il ne tolèrera plus les persécutions religieuses, les délits d’opinion » (Ce que nous voulons, 1906)
  • « Les guerres sont un phénomène barbare, profondément immoral, réactionnaire et contraire aux intérêts du peuple » (Déclaration devant le tribunal de Francfort, février 1914)
  • « La chair à canon, embarquée en août et septembre toute gorgée de patriotisme, pourrit maintenant en Belgique, dans les Vosges, en Masurie, dans des cimetières où l'on voit les bénéfices de guerre pousser dru. » (La Crise de la social-démocratie, 1915)
  • « C'est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d'association, la domination des larges masses populaires est inconcevable. […] La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » (La Révolution russe, 1918)

Voir aussi

Warning! The following article is from The Great Soviet Encyclopedia (1979). It might be outdated or ideologically biased. Luxemburg, Rosa (Polish, R. Luksemburg). Born Mar. 5, 1871, in Zamość, Poland; died Jan. 15, 1919, in Berlin. Figure of the German, Polish, and international workers’ movement. One of the leaders and theoreticians of Polish social democracy, the left-radical tendency in German social democracy, and the Second International; one of the founders of the Communist Party of Germany. Born into a bourgeois Jewish family.

As early as her years in the Gymnasium, Luxemburg participated in illegal revolutionary work, joining the Proletariat Party. She emigrated to Switzerland in 1889 and graduated from the University of Zurich in 1897. Luxemburg studied Marxist literature, took part in the work of a circle of Polish political emigres (marking the beginning of Polish revolutionary social democracy), and fought the nationalist tendency of the Polish Socialist Party.

Luxemburg moved to Germany in 1898, where she was involved in German social democracy, occupying a position on the left. She was a resolute opponent of the revisionist E. Bernstein, considering his views incompatible with membership in the party. Defining revisionism as a variety of petit bourgeois reformist ideology, Luxemburg counterposed revolutionary Marxism to it. She actively opposed ministerialism (Millerandism) and opportunistic compromises with the bourgeois parties. Luxemburg devoted a series of brilliant articles, collected in Social Reform or Revolution? (1899; Russian translation, 1907), to the refutation of revisionism.

In 1904, when the RSDLP split, Luxemburg failed to understand the Leninist principles of the construction of a proletarian party of the new type and hence came forward with a criticism of the Bolsheviks. During the Revolution of 1905-07 in Russia, Luxemburg drew closer to the Bolsheviks on many questions of the strategy and tactics of the revolutionary struggle. Luxemburg greeted the 1905 revolution in Russia with enthusiasm, considering it an event of enormous international significance. She correctly evaluated the role of the proletariat as the decisive force in the revolution and recognized the need for an armed uprising against tsarism and for the establishment of a revolutionary dictatorship. Luxemburg attended the Fifth Congress of the RSDLP in 1907. She joined with the Bolsheviks in evaluating the liberal bourgeoisie as an antirevolutionary force, and she recognized the peasantry as a revolutionary class. Drawing on the experience of the revolution in Russia, Luxemburg and other representatives of the revolutionary wing of German social democracy, such as K. Liebknecht, C. Zetkin, and F. Mehring, subjected the parliamentary cretinism and democratic illusions of the reformists to incisive criticism. She supported the greatest possible development of the extraparliamentary struggle of the masses and fought to include in the arsenal of the proletariat’s fighting methods the “Russian weapon”—the mass political strike.

Luxemburg illegally went to Warsaw in December 1905, where she did revolutionary work. Arrested, she was soon released on bail. In Finland in the summer of 1906, she wrote the pamphlet Mass Strike: The Political Party and the Trade Unions (1906; in Russian translation, The General Strike and German Social Democracy, 1919), in which she summed up the experience of the Russian revolution and formulated, in the light of this experience, the tasks of the German workers’ movement. V. I. Lenin placed a high value on the pamphlet (see Poln. sobr. soch., 5th ed., vol. 54, p. 481). Luxemburg returned to Germany in September 1906, but she maintained her ties with the Polish workers’ movement. Her writings were published in the Polish and Russian Social Democratic press.

Luxemburg was a passionate fighter against militarism and imperialism. At the congress of the Second International in Paris in 1900, Luxemburg in a speech described the fundamental need for energetic international action by socialists against militarism, the colonial policy of the imperialist powers, and the threat of world war. At the Stuttgart Congress of the Second International in 1907, Luxemburg, together with V. I. Lenin, introduced amendments to A. Bebel’s resolution on the position of the international on an imperialist war and on militarism. The amendments in particular pointed out the need to use the crisis engendered by an outbreak of war to overthrow the rule of the bourgeoisie. She was persecuted because of her antimilitarist agitation; in all, she spent approximately four years in prison, mainly during World War I.

Luxemburg presented a critique of capitalism and its last stage, imperialism, in her principal theoretical works, Introduction to Political Economy (1925; Russian translation, 1925; new edition, 1960) and The Accumulation of Capital (vote. 1-2, 1913; Russian translation, 1921; 5th edition, 1934). In the latter work Luxemburg vividly depicted the colonial brigandage and aggression of the imperialist powers.

However, there were errors in Luxemburg’s economic conceptions. She believed that the accumulation of capital under capitalism was only possible through the expansion of the sphere of exploitation of the “noncapitalist environment,” as, for example, the economy of the peasants and craftsmen; hence, she defined imperialism as the policy of struggle of the capitalist states for what was left of the “worldwide noncapitalist environment.”

Masterfully applying the materialist dialectic in many of her works, Luxemburg deviated from it in a number of cases, committing metaphysical errors. This showed itself specifically in her incorrect treatment of the national question, in her denial of the right of peoples (natsii) to self-determination. Luxemburg also underestimated the revolutionary potentialities of the peasantry.

Luxemburg understood the true essence of Kautskyianism as a form of opportunism even before the war, and she exposed the centrist “swamp,” the conciliatory policy of the leaders of the Social Democratic Party of Germany toward the revisionists. At the same time, Luxemburg did not understand the relationship between opportunism and imperialism or the need to create a party of a new type. Up to the November revolution in Germany, she did not see the need for an organizational break with opportunism, although she had always waged an ideological struggle against it.

With the beginning of the imperialist war of 1914-18, Luxemburg from a revolutionary position resolutely condemned the chauvinist policy of the Social Democratic leadership: the policy of a “civil peace” and support of the war. In 1916, under the pseudonym Junius, Luxemburg published the pamphlet The Crisis in the German Social Democracy (Russian translation, 1923), in which she revealed the imperialist character of the war and condemned the betrayal of the Social Democratic leaders. Lenin, in his article “The Junius Pamphlet” (Poln. sobr. soch., 5th ed. vol. 30, pp. 1-16), appraised the pamphlet as a generally splendid Marxist work. At the same time he criticized individual errors, such as the denial of the possibility of national liberation wars during the era of imperialism.

Luxemburg was one of the founders and leaders of the Spartacus League and the author of many antiwar leaflets published by Spartacus. She ardently greeted the Great October Socialist Revolution in Russia as the beginning of a new era in the history of humanity and as a great school for the class struggle of the proletariat. Substantiating the objective inevitability of the revolution, Luxemburg at the same time noted the outstanding role of the Bolshevik Party as its inspirer and leader. However, because she was in prison at the time and was inadequately informed, she incorrectly evaluated some questions of Bolshevik tactics, such as the resolution of the agrarian and national questions and the dispersal of the Constituent Assembly. Later, in the midst of the acute revolutionary struggle in Germany, Luxemburg corrected many of her mistakes and decisively turned toward Leninism, defending the slogan of the dictatorship of the proletariat and the Soviets in Germany. Assimilating the example of Bolshevism, Luxemburg unmasked the Kautskyian theory of “pure” democracy, correctly defined the question of the correlation of socialist democracy and the dictatorship of the proletariat, and rejected the conciliationist idea of the unification of the Soviets and the National Assembly in Germany. Luxemburg was among the founders of the Communist Party of Germany (KPD). She presented a report on the party program at the Constituent Congress of the KPD, which met from Dec. 30, 1918, to Jan. 1, 1919. After the suppression of the Berlin workers’ uprising in January 1919, the counterrevolution organized the savage murder of R. Luxemburg and K. Liebknecht. Their tragic death was a severe loss for the German and international proletariat.

Lenin had high regard for the revolutionary services of Rosa Luxemburg. He called her an eagle, a great Communist, a representative of unfalsified, revolutionary Marxism, emphasizing that her works “will serve as useful manuals for training many generations of Communists all over the world” (ibid., vol. 44, p. 422; see also vol. 41, p. 371).

WORKS Gesammelte Werke, 2nd ed., vols. 1-3. Berlin, 1972-73. Ausgewählte Reden und Schriften, 2nd ed., vols. 1-2. Berlin, 1955. Politische Schriften. Leipzig [1969]. Briefs aus dem Gefängnis, 6th ed. Berlin, 1971. Briefe an Freunde. Hamburg, 1950. Listy do Leona Jogichesa-Tyszki, vols. 1-3. Warsaw, 1971. In Russian translation: Promyshlennoe razvitie Pol–shi. St. Petersburg, 1899. Koalitsionnaia politika Hi klassovaia bor’ba? Moscow, 1923. Pis’ma k Karlu i Luise Kautskim (1896-1918 gg.) Moscow, 1923. Rechi. Moscow-Leningrad, 1929. Izbrannye sochineniia, vol. 1, parts 1-2. Moscow-Leningrad, 1928-30. O literature. Moscow, 1961. “Roza Liuksemburg protiv revizionizma: Iz neopublikovannykh pisem R. Liuksemburg k Ia. Tyshke (L. logikhesu).” Novaia i noveishaia istoriia, 1962, nos. 5-6; 1963, no. 1. “R. Liuksemburg i rossiiskoe rabochee dvizhenie (K 100-letiiu so dnia rozhdeniia R. Liuksemburg).” Voprosy istorii KPSS, 1971, no. 3. REFERENCES Lenin, V. I. “Shag vpered, dva shaga nazad: Otvet N. Lenina Roze Liuksemburg.” Poln. sobr. soch., 5th ed., vol. 9. Lenin, V. I. “Mezhdunarodnyi sotsialisticheskii kongress v Shtutgarte.” Ibid., vol. 16, pp. 73, 87. Lenin, V. I. “O prave na samoopredelenie.” Ibid., vol. 25. Leninskii sbornik XXII. Moscow, 1933. Pages 337-90. Krivoguz, I. M. “Spartak” i obrazovanie Kommunisticheskoipartii Germanii. Moscow, 1962. Dil’, E., A. Lashitsa, and G. Radchun. “Revoliutsionnyi vozhd’ proletariata (K 100-letiiu so dnia rozhdeniia Rozy Liuksemburg).” Problemy mira i sotsializma, 1971, no. 3. Manusevich, A. Ia. “Roza Liuksemburg i ee mesto v istorii mezhdunarodnogo rabochego dvizheniia.” Novaia i noveishaia istoriia, 1971, no. 2. lazhborovskaia, I. “Roza Liuksemburg i protivniki Leninizma.” Rabochii klass i sovremennyi mir, 1971, no. 1. Bartel’, V. Levye v germanskoi sotsial-demokratii v bor’be protiv militarizma i voiny. Moscow, 1959. (Translated from German.) Geschichte der deutschen Arbeiterbewegung, vols. 1-2. Berlin, 1966. Wohlgemuth, H. Burgkrieg, nicht Burgfriedel Der Kampf Karl Liebknechts, Rosa Luxemburgs und ihrer Anhänger um die Rettung der deutschen Nation in den Jahren 1914 bis 1916. Berlin, 1963. Badia, G. Le Spartakisme: Les dernières années de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht, 1914-1919. Paris, 1967. Nettl, P. Rosa Luxemburg. London, 1966. Laschitza, A., and G. Radczun. Rosa Luxemburg: Ihr Wirken in der deutschen Arbeiterbewegung. Berlin, 1971. B. A. AIZIN

The Great Soviet Encyclopedia, 3rd Edition (1970-1979). © 2010 The Gale Group, Inc. All rights reserved.


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